Cartes de fiction

Cyril BTS – Behind The Scenes, Inspiration

J’aime beaucoup les cartes. Toutes sortes de cartes, mais plus elles sont “éloignées” (géographiquement, ou dans le temps, ou dans la fiction), plus elles me font rêver. Je ne sais pas d’où ça vient, mais je sais ce que cela m’évoque : des lieux lointains, des aventures, de histoires.
Souvent, elles sont source d’inspiration.


Je suis tombé sur cet article de Justin O’Beirne sur l’évolution des cartes de Apple en comparaison avec celles de Google. L’article, très intéressant et très bien documenté (comme à son habitude), m’a amené à repenser à ces cartes imaginaires qui rendent le monde tout droit sorti du cerveau d’un auteur bien réel.

La carte de Mahingan Falls, la petite ville où se situe l’action de LE SIGNAL de Maxime Chattam.


C’est une technique que j’utilise, et le manuscrit en cours, en pleine ré-écriture, a lui aussi bénéficié de cartes et de plans, dessinés au fur et à mesure des besoins pendant la création de ce monde imaginaire. Le plus souvent, ces cartes servent de trame au récit, elle permettent une cohérence, de projeter les personnages dans leur monde,

Même Le reflet des étoiles, dont l’histoire se passe, en gros, dans notre système solaire, a eu droit à sa petite carte me permettant de faire un état des lieux des forces en présence :

L’état des forces en présence dans le système solaire de LE REFLET DES ÉTOILE.

J’aime beaucoup les cartes, et je ne suis pas seul. Voici une petite liste de sites présentant quelques unes des cartes de fiction les plus intéressantes :

Prise de risque

Cyril Inspiration, Opinion

Je viens de terminer l’écoute du dernier podcast Nouvelle Ecole. Créé par Antonin Archer, ce dernier explique ce qui l’avait poussé, il y a deux ans et demi, à interviewer des gens qu’il prenait pour des modèles. Complètement perdu dans sa vie, il avait des questions à poser. Des questions sur la réussite, sur ce qu’il fallait faire pour “y arriver”. Comme si ces personnes qu’il interrogeait étaient spéciales, comme si elles avaient découvert une recette ou bien que cela venait d’elles-même.


Un peu plus de deux ans plus tard, il arrête ce podcast, au moment où il est le plus populaire. Il a trouvé ses réponses.
Presque à chaque fois, c’était la même réponse qui revenait: il faut faire. Il faut oser.


Cesser de se poser la question, de prendre peur de ce qui pourrait arriver.
Il faut tenter, prendre un risque .


Après la publication de mon roman policier, je me suis posé le même genre de questions. Les lecteurs allaient m’attendre dans le même genre. Je devais écrire un nouveau policier, ou un thriller, je ne voulais pas décevoir.
Pourtant, j’ai pris le risque de faire ce qui me plait (plus exactement d’écrire ce qui me plait) : j’ai écrit un roman de SF (sorti début octobre) et je travaille en ce moment sur les corrections d’un roman YA plutôt fantastique. Pourquoi se limiter ? C’est un risque, peut-être. Mais en faisant ce qui me plait, en étant fidèle à mes envies, à moi-même, je gagne en sincérité, et cela, je pense que les lecteurs le verront.

C’est la seule voie : prendre des risques, faire. Le reste suivra.

Nano 2018

Cyril BTS – Behind The Scenes, outils

Aujourd’hui débute le NanoWriMo 2018.  Je m’étais lancé en 2015, et, *ahem*, j’avais conclu le mois par un échec. Enfin, pas vraiment un échec, puisque j’avais alors appris beaucoup, mais tout de même, je n’avais pas atteint l’objectif de 50’000 mots.

Cette année, je ne le fais pas : je suis en plein travail de réécriture sur un projet de déjà 538’000 signes, donc ce n’est pas vraiment le moment où je vais pouvoir produire plus de mille six cent mots par jour.

Mais de votre côté, si le NaNo vous tente, n’hésitez pas : c’est toujours une excellente expérience, et c’est à votre portée. Vraiment. Et même si vous n’atteignez pas les 50’000 mots de l’objectif principal, vous aurez toujours bien plus écrit que si vous n’aviez pas commencé le NaNo. Vous aurez construit aussi une habitude, ce qui est bien plus précieux qu’un nombre arbitraire de mots.

Alors, lancez-vous !

Un petit conseil pour réussir ce challenge. Rappelez-vous (souvent) pourquoi vous le faites : vous participez au NaNo parce que c’est fun. Parce que vous prenez du plaisir à écrire, à créer des mondes, à raconter des histoires.

Courage ! Et surtout, have fun !

Annonce : sortie de LE REFLET DES ETOILES

Cyril Promo

Le reflet des étoiles, roman de science-fiction sorti tout droit de la combinaison de mon cerveau, d’un clavier et de (beaucoup de) caféine, et disponible en précommande (en ebook).
Je suis assez content de la couverture et de l’aventure qu’a été l’écriture de ce roman.

D’abord, je suis un gros fan de SF. Au point que je m’interdisais d’en écrire, parce que… et bien tout a déjà été écrit, qu’est-ce que je pourrais apporter, moi ?
Mais en fait, je me suis tout de même pris au jeu, et l’histoire, au final, est assez cool.

Au départ publiée sous format d’épisodes de 60 à 70 pages, j’ai pu avoir le retour de certains des lecteurs qui ont influencé l’écriture de la suite. Le résultat n’est pas forcément ce que j’imaginais au début de la rédaction, mais le produit final me botte bien.

Donc, si vous avez envie de sortir de la morosité ambiante pour suivre les emmerdes péripéties d’un pauvre gars qui se réveille dans un vaisseau sur le point d’exploser, complètement perdu et totalement amnésique, c’est peut-être la bonne histoire.
J’ai hâte d’avoir vos retours.


L’ebook est disponible en précommande (sa se passe sur Amazon), vous recevrez l’ebook dans votre liseuse le 3 octobre.

La version brochée, elle, sortira dès le 8 octobre (si je valide les épreuves qui sont en cours d’acheminement au manoir de Mortevielle, d’où j’écris toutes mes histoires.)

Le pitch : Le jour du solstice de l’été 2069, un nuage de micrométéorites croise la route du Vancouver, occasionnant des dégâts irréparables à l’appareil. Impossible de changer de cap, et les systèmes de survie ne tiendront pas le coup plus longtemps.
Pour s’en sortir, l’équipage se résout à s’enfermer dans les caissons de stase, laissant leur vie entre les mains de l’IA de bord et comptant sur le message de détresse… qui ne sera jamais entendu.

Deux siècles et demi d’errance plus tard, l’ordinateur réactive en urgence le seul rescapé, car une collision est imminente. Personne n’a jamais traversé une si longue période de coma, et s’il se réveille effectivement, c’est avec une amnésie totale.
Alors qu’il ne connaît même pas son nom, cet homme n’a que quelques minutes pour agir.
S’il s’en sort, il restera tout à affronter. Deux cent cinquante ans de politique expansionniste ont amené ce monde aux bords d’une guerre qui serait dévastatrice.
Sans le savoir, il est le seul à pouvoir l’empêcher.

Aller, je retourne travailler sur le prochain !

Annonce : LA DOUZIEME VICTIME sort en ebook

Cyril Promo

Howdy ! Holy cow !
Sainte vache! comme on dit en Gruyère. OK, ok. On ne dit probablement pas ça en Gruyère.

Il faudrait peut-être y remedier d’ailleurs.

Ou pas. Bref.

J’ai donc le plaisir de pouvoir vous annoncer la date de sortie de LA DOUZIEME VICTIME en ebook : le 5 septembre 2018.
Et le livre est en précommande (c’est par ici) dès aujourd’hui.

Je compte sur vous pour laisser un petit commentaire sur votre plateforme d’achat, c’est ce qui m’aidera le plus à faire connaître ce roman. Pour les celleux qui préfèrent l’odeur du papier imprimé, c’est prévu aussi, autour de la mi-octobre.

Des enfants des étoiles

Cyril Inspiration

En chacun de nous, il y a ce cœur qui bat. Il se contracte, se relâche plusieurs dizaines de fois par minute parce que nous avons besoin de transporter par le sang cette molécule que nous appelons hémoglobine.
Cette hémoglobine contient en son centre une plus petite molécule, l’hème B, dont le fonctionnement permet de lier l’oxygène, afin de l’amener partout où notre corps en a besoin.

En position centrale dans cet hème B se trouve un unique atome de fer, ce qui fait qu’au cœur de notre cœur, il y a ce petit atome Fe.
Il joue un rôle central, car c’est lui qui permet à la molécule d’oxygène de se lier à l’hémoglobine.

Il se trouve que la seule façon dont est créé le fer dans notre Univers est par le biais de supernovae ou d’étoiles supermassives. L’Univers a commencé sans fer, avec de l’hélium et de l’hydrogène, et ce n’est qu’au cours du processus de formation des étoiles et de leurs explosions que le fer qui court dans nos artères a été créé.

Nous sommes tous des enfants des étoiles, et cette idée séduit au plus haut point le fan de SF que je suis.

Du fun en mode édition

Cyril BTS – Behind The Scenes

La date de publication de La douzième victime approche gentiment, et j’attaque les dernières phases d’édition du texte. C’est une première pour moi de travailler avec une correctrice professionnelle. Il y a les fautes évidentes que j’ai pu rater, mais aussi des suggestions de formulation, des conseils sur certaines descriptions, et des dizaines de commentaires.
Cela peut vous paraître normal, mais encore une fois, c’est une découverte pour moi, et j’apprends beaucoup dans le processus.

Tout n’est pas rose, bien sûr, et en particulier à cause de cette usine à gaz qu’est Word (sur Mac OS, en tout cas). J’ai arrêté de compter le nombre de fois où le programme a simplement planté, sans garder les dizaines de corrections que j’avais faites dans le quart d’heure précédent.
Ni les freeze (la roue arc-en-ciel) après une modification, durant lesquels j’attends de longues secondes à espérer que le logiciel ne plante pas.
Je ne sais pas si c’est la même chose sur tous les OS, mais cela rend la tâche précaire, j’ai l’impression de faire un bond de vingt ans en arrière, époque durant laquelle on passait son temps à sauvegarder (CMD-s, CMD-s) de peur de perdre son travail.

Heureusement, dans tout cela, quelques commentaires amènent un peu de fun.

Et :

Allez, on y retourne. Soyez indulgent, auguste lectorat, car ce boulot accapare mon temps et, du coup, je publie moins sur le blog.

Nouvel outil : character arc

Cyril Inspiration, outils

À la base de toutes les histoires, il y a les personnages, leurs besoins et leurs désirs. Au début, ils sont dans un certain état (leur situation sociale, leur vision du monde, leur entourage, etc.), et, passés les rebondissements de l’aventure qu’ils vivent tout au long du roman (de la nouvelle, de la blague), ils en ressortent changés.
Cette évolution du personnage, les anglophones l’appellent character arc.

L’écoute du podcast Writing Excuses (que je vous recommande, au même titre que celle de Procrastination) cet après-midi, m’a permis de découvrir un nouvel outil pour appréhender cette évolution des personnages. Il tient en un acronyme : DREAM.

DREAM est un aide-mémoire pour

  • Denial
  • Resistance
  • Exploration
  • Acceptance
  • Manifestation

À l’origine décrit par Elisabeth Boyle, dans le cadre de la romance (puisque c’est sa spécialité), on se rend compte qu’il peut être utilisé pour toute forme d’évolution de personnage.
Confronté à un désir ou un problème, le personnage va d’abord être dans le déni, puis va résister, tenter la solution, accepter le nouvel état et la manifestation va être l’action qui va en résulter.

Un exemple coupé à la serpe, juste pour vous démontrer le truc, cher lectorat : Luke Skywalker.

Lorsqu’il apprend qu’il est en fait un Jedi, il commence par refuser : ce n’est pas possible. Puis il résiste : il faut qu’il aide son oncle à la « ferme », et plus tard il veut devenir pilote.
Il explore la possibilité aux côtés de Ben Kenobi, et commence à sentir la force en lui.
Lors du dernier combat, il finit par accepter la force et sa propre évolution, la manifestation étant son exploit permettant de détruire l’Étoile noire.

Les étapes sont obligatoires, l’une permettant de passer à l’autre. On ne peut pas passer du déni (« je ne suis pas un Jedi ») directement à (« je vais quand même voir un peu ce que c’est que d’utiliser la force »).

On peut ainsi détecter un oubli, quelque chose qui clocherait dans l’évolution d’un personnage, en prenant un peu de recul devant son parcours.

Je ne pense pas l’appliquer pendant l’écriture, mais ce peut être un bel outil pendant l’élaboration du plan, ou la recherche de problème(s) sur un manuscrit déjà écrit.
Bien sûr, cela ne reste qu’un outil de plus, à moi (à vous) de l’utiliser correctement.

Références :
Writing Excuses : https://writingexcuses.com
Procrastination : Procrastination Saison 2 by Elbakin.net | Elbakin Net | Free Listening on SoundCloud

La pensée positive

Cyril Inspiration

Quelques pépites trouvées lors de l’écoute du podcast de Neil Pasricha, 3 books, consacré à l’interview de Seth Godin, ce dernier étant un auteur que je découvre sur le tard et qui m’inspire beaucoup, dans le sens où les idées qu’il exprime me donnent envie, envie d’écrire, envie de m’exprimer. Elles me décomplexent aussi, elles me libèrent.

Quoi que ce soit qui m’aide à écrire, je prends.

Des pépites, donc, et une en particulier :

Il se trouve que l’attitude positive ne vous permettra pas de tout faire, mais elle vous permettra de tout mieux faire que l’attitude négative.

(C’est une traduction approximative, hein. Allez lire la version shakespearienne un peu plus bas pour vous faire une vraie idée.)

Cela peut paraître, comme ça, enfoncer une porte ouverte. Je connais des gens plutôt sur le penchant négatif (ces gens qui teintent tout d’une vision négative, contagieuse et polluante) que j’essaie d’éviter pour ne m’entourer que de personnes qui m’apportent des choses constructives, ou en tout cas qui n’influencent pas trop mes perceptions pour les faire pencher du côté obscur.
Je me considère comme quelqu’un d’optimiste (en fait j’adhère plutôt à la définition « optimiste sceptique », on pourra en reparler), ceci dit, comme tout un chacun, il est assez facile de se laisser contaminer et de voir tout en noir.

Mais l’air de rien, considérer cette pensée permet de relativiser les choses et cela suffit souvent à me remettre sur les rails.

Pour référence, dans la langue originale :

« It turns out that positive thinking doesn’t help you do everything, but it helps you do anything better than negative thinking. »
Seth Godin

Pour finir, Seth Godin produit un podcast formidable nommé Akimbo (en anglais). Court, efficace, révélateur. J’adore. Peut-être aimerez-vous aussi.