Annonce : la couverture de La douzième victime

Cyril Promo

La douzième victime, 12ev pour les intimes est une nouvelle version de mon manuscrit policier Ximera, publiée aux Éditions Heartless. Texte revu et corrigé, édité (au sens U.S.), et avec pas mal de retouches cosmétiques, grammaticales, orthographiques.
Oh ! Et une fin… différente.

Je suis ravi de collaborer avec une éditrice motivée, et de voir ce qui va être mis en place pour promouvoir ce livre.
En attendant, voici la couverture qui a été choisie pour 12ev.

La couverture finale pour l’ebook

Le processus de choix de cette couverture a été assez plaisant, avec une graphiste qui a su prendre en compte mes suggestions et faire progresser les différentes propositions jusqu’à aboutir à cette version (presque) finale.
Personnellement, elle me plait beaucoup, et j’espère qu’elle fera envie à pas mal de lectrices et lecteurs de guigner un peu « dedans » pour de voir de quoi l’histoire est faite.

Stay tuned, la date de sortie est fixée dans l’été 2018 en version numérique et un mois plus tard en broché. J’ai hâte de recevoir le bon à tirer !

Qu’est-ce que le style ?

Cyril BTS – Behind The Scenes, Inspiration, outils

C’est une question que je me suis souvent posée. Pour être honnête, j’y pense encore régulièrement.
En fait, à chaque fois que je commence à éditer un de mes textes. Qu’est ce que c’est que le style ? Mais aussi : est-ce que mon écriture en a ? Est-ce que je copie le style d’un autre ?
Avec le temps, j’ai pris de l’assurance dans ma technique, j’ai aussi eu quelques retours du comité de lecture de ma maison d’édition qui m’ont permis de relativiser un peu.
« Le style est fluide et classique » pour l’un, « maîtrisé » pour un autre des lecteurs du comité. On voit bien qu’il est difficile à qualifier, qu’il y a plusieurs filtres en jeu : ceux de l’écrivain, mais aussi ceux de chaque lecteur.
Donc, toujours pas de réponse évidente : au fond, de quoi parle-t-on ?
Et puis, l’écoute du podcast procrastination récemment m’a permis de trouver quelques réponses, ou en tout cas quelques coins du terrain à creuser. Ces trois auteurs (Laurent Genefort, Lionel Davoust, Mélanie Fazi), m’ont mis sur quelques pistes qui me semblent intéressantes (allez écouter le podcast, ça vaut le coup comme à chaque fois) :

  • le style c’est ce qui ressort quand on commence à maitriser les aspects « techniques » de l’écriture
  • le style est personnel
  • il est une question de goût, on peut même dire de saveur

Du coup, on comprend qu’il (le style) ne peut pas plaire à tout le monde. Et ça a un effet libérateur, parce que, pourquoi s’inquiéter ? Il faut continuer à écrire, à parfaire la technique, à explorer. Le style viendra tout seul, il plaira à certains, déplaira à d’autres.
(Espérons qu’il plaise au plus grand nombre de lecteurs possible.)

Photo par Thought Catalog sur Unsplash

Où l’auteur devient hybride

Cyril Promo

Or donc, « ça, c’est fait ». À l’instar des véhicules semi-écologiques, je suis devenu un auteur hybride, en publiant un roman aux éditions Heartless, tout en gardant mes autres romans en autoédition.

Je suis ravi, car je vais découvrir l’autre façon de faire, et un peu effrayé, car ce qui m’a attiré aussi vers l’auto-édition, c’est un besoin de contrôler (presque) tout de mes créations. Je rencontre déjà des gens très motivés, et qui ont envie de porter le manuscrit le plus loin possible.

Vous aurez plus de détails dès que ce sera possible, mais en attendant, voici une interview par l’attachée de presse de Heartless (lien vers l’article original fb ici).

Heartless : Bonjour Cyril ! Commençons par le début. Qu’est-ce qui a déclenché votre passion pour l’écriture et depuis combien de temps cela dure-t-il ?

Cyril VALLÉE : Mon oncle nous racontait des histoires de pirates juste avant le coucher. Surcouf et compagnie, boulets de canons et abordages. J’adorais ses histoires. Adulte, je soupçonne qu’il les inventait au fur et à mesure qu’il les racontait, mais quelque part, l’idée de provoquer chez l’autre l’émerveillement, l’évasion, m’a toujours séduit. J’ai très vite eu envie de faire la même chose.

L’écriture est venue un peu plus tard, bizarrement alors que je m’engageais dans des études plutôt scientifiques. Je me souviens avoir écrit des histoires courtes qui tournaient autour du voyage dans le temps, de la science-fiction et de la peur, juste après le baccalauréat. Les idées étaient bonnes, mais l’écriture terrible. Heureusement, personne, à part celle qui partage ma vie, ne les a jamais lues !

Et puis, une fois les études terminées, j’ai ressenti à nouveau le besoin d’être créatif, ce qui n’existait pas dans mon activité professionnelle d’alors. Après, c’est une histoire de rencontre : de grands lecteurs qui m’ont orienté dans mes choix de lecture, et d’autres personnes qui m’ont encouragé dans l’écriture. Depuis lors, j’écris tous les jours.

Pour résumer, cela fait un sacré bout de temps !

H. : Quels sont vos auteurs et vos livres préférés ?

C.V. : Vaste question ! Des auteurs m’ont marqué, c’est certain. Citons Neil Gaiman, King, Maxime Chattam, Grangé, ou encore Fred Vargas, Fabrice Colin. La liste de mes livres préférés est bien trop longue. Nous sommes gros lecteurs à la maison, et nous avons la chance d’avoir une bibliothèque bien fournie.

H. : Avez-vous des habitudes bien à vous pendant que vous rédigez vos romans ? Si oui, lesquelles ?

C.V. : Je suis plutôt structurel : j’ai tendance à avoir toute l’ossature de mon roman avant de l’écrire. Cela implique aussi beaucoup de recherche (parce que j’aime ça). Bien sûr, cette structure rassurante me permet de m’en éloigner, si l’histoire ou l’un des personnages m’embarque ailleurs.

Pendant la phase d’écriture proprement dite, j’essaie de ne pas lire dans le genre que j’écris.

Sinon, j’écris le plus souvent en musique, et partout, de mon bureau au café du coin, d’une chambre d’hôtel ou d’un aéroport. Rien de bien exceptionnel !

H. : Parlez-nous un peu de La douzième victime. Qu’est-ce qui vous a donné l’idée d’écrire ce récit ? Quels messages souhaitez-vous y faire passer ?

C.V. : La douzième victime est un thriller qui touche aux domaines du hacking, de l’I.A. et du complot. On va suivre l’enquête du Commandant Luc Saint Antoine et les aventures d’une étudiante assez douée avec un clavier. Ce don va à la fois lui attirer des ennuis et lui donner les outils pour s’en sortir.

Ces deux destins vont se croiser à cause de l’enquête, dont ils ne se doutent pas à quel point elle va changer leurs vies.

Mes romans sont toujours le résultat d’idées qui se croisent, se percutent et s’entremêlent. J’ai dû rechercher dans mes carnets de notes pour vous répondre. Sans spoiler, j’ai retrouvé des références à un article qui exposait la possibilité de petits programmes auto-reproducteurs, se transmettant des gènes électroniques s’ils accomplissent bien leur tâche, introduisant des mutations dans l’expression de ces « gènes », et ne se reproduisant pas s’ils n’amélioraient pas leur fonction. Une sorte d’évolution darwinienne à la vitesse de l’électron. Cet article m’avait beaucoup marqué. J’ai retrouvé des notes sur un journaliste qui a tenté de disparaître, racontant à quel point c’est difficile dans notre société où tout devient numérique (il n’a tenu que quelques semaines avant d’être retrouvé), avec une question dans mon carnet : « peut-on disparaître ? »

J’accumule ainsi des centaines de notes, sur des sujets très divers qui attirent mon attention. Des mois, des années plus tard parfois, une connexion improbable se fait et me donne l’idée d’une histoire. Le processus n’a pas été différent pour La douzième victime. Peut-être que certains lecteurs retrouveront dans le roman des traces de ces idées, collectées des années auparavant.

Je ne pense pas avoir de message particulier à véhiculer. J’écris pour m’évader, pour divertir, pour donner au lecteur un moment hors du temps. Si mes lecteurs s’inquiètent pour Clarisse et Luc, s’ils continuent l’histoire pour savoir s’ils vont s’en sortir, c’est tout ce qui compte. S’ils trouvent un message qui leur parle, tant mieux !

H. : Avant d’être édité chez nous, vous aviez déjà un petit panel de romans édités ! Sont-ils du même genre que votre sortie chez les Éditions Heartless ? Parlez-nous en brièvement !

C.V. : Vous pouvez trouver une histoire courte fantastique, Teddy Bear, celle d’un ours en peluche qui donne un pouvoir très particulier à celui qui le trouve, juste à un moment de crise, le moment précis où il en a besoin, avant de disparaître pour aller dans la vie d’un autre.

Et puis la série Lagrange, qui raconte les aventures d’un homme qui se réveille après deux cent cinquante ans passés dans un caisson de cryostase, au moment où son vaisseau va s’écraser contre une météorite. De quoi ouvrir des possibilités !

Je ne crois pas qu’il faut se cantonner à un seul genre. En tant qu’auteur, je suis intéressé par des choses très variées, et ces intérêts m’ont amené à écrire du fantastique et de la science-fiction autant que du thriller, même si ce dernier genre est peut-être mon préféré.

H. : Quels conseils donneriez-vous à des auteurs en herbe ?

C.V. : Cela va paraître bateau, mais le conseil principal, c’est d’écrire, écrire, écrire (voir à ce sujet le discours d’introduction à l’École des Arts de Neil Gaiman en 2012 : « Make good art. »). Persévérer, et beaucoup lire.

H. : Que se cache-t-il derrière votre titre (sans spoilers !) ?

C.V. : Il fait référence à un moment précis de l’intrigue, où l’on comprend beaucoup de choses. Difficile d’en dire plus sans en dévoiler trop !

H. : Comment vous est venue l’idée d’éditer vos histoires ?

C.V. : Si la question est pourquoi une maison d’édition :

J’aime l’idée de tout contrôler dans mes créations, et cela m’a naturellement amené vers l’auto-édition, où il faut tout faire du manuscrit à la couverture. Ceci dit, le fait de rencontrer des gens intéressés par le texte et l’histoire, passionnés de bouquins et qui accompagnent et soutiennent le projet m’a tenté au point d’oublier mon besoin de contrôle. J’ai rencontré chez Heartless des gens vraiment à l’écoute, et chez qui j’ai ressenti une réelle envie de porter le roman vers ses lecteurs.

Si la question est pourquoi rendre le texte publique :

Mes premiers lecteurs ont passé le roman à d’autres et petit à petit, les retours étaient très encourageants. C’est ma femme qui m’a poussé à partager et rendre cette histoire disponible au plus grand nombre, et à la faire éditer.

H. : Quel est votre personnage préféré dans La douzième victime ?

C.V. : Très sûrement Clarisse. J’aime l’idée d’en avoir fait une femme forte, affirmée et pleine de ressources. Au fil de ses aventures, elle se découvre des capacités qu’elle ignorait, elle se sort de situations exceptionnelles alors qu’elle n’est, au départ, qu’une simple étudiante.

Bizarrement, quelques lectrices m’ont reproché justement cela : que Clarisse se sorte de ces situations dangereuses et inextricables alors que c’est une jeune femme « sans histoire ». Or, je pense qu’il est important d’avoir des personnages féminins forts dans nos histoires, surtout dans la société actuelle où rien n’est acquis de ce côté-là. Un exemple : je vis dans un pays où l’égalité homme-femme est inscrite dans la constitution, et où pourtant l’écart de salaire en fonction du genre est encore de l’ordre de vingt pour cent à poste équivalent ! Personnellement, je n’ai aucun mal à imaginer des personnages féminins capables de rivaliser avec les meilleurs espions, les policiers d’élite ou les aventuriers. C’est justement ce qui est intéressant : suivre l’évolution, la transformation d’un personnage tout au long d’une histoire.

H. : Un petit mot pour la fin ?

C.V. : Lisez ! Partagez vos lectures ! Mes plus belles découvertes ont été des conseils d’autres lecteurs, alors partagez les vôtres.

•••

Interview réalisée par Alicia Alvarez, l’attachée de presse des Éditions Heartless.

Stay tuned !

(Image de couverture par rawpixel on Unsplash)

Lecture : Deux heures de lucidité, Denis Robert et Weronika Zarachowicz

Cyril Lectures

Chomsky est controversé en France, mais j’ai beaucoup de respect pour Denis Robert, ce qui m’a amené vers ce livre avec curiosité. Connu comme un “agitateur” politique, réputé “libertaire” et “radical”, Chomsky développe des idées simples qui montrent l’évolution de nos sociétés occidentales et leur orientation “vers le privé”.
Dans cet entretien, sont abordés des thèmes aussi variés que les centres de pouvoir, le capitalisme, la démocratie, l’économie invisible, ou les médias.
Bonne introduction à la pensée de Noam Chomsky, ce petit livre est rendu très accessible par le format interview.

  • ISBN: 2912485126
  • Lu le: 18 avril 2017
  • Combien je le recommande: 7/10

Mes notes :

Plus un groupe est puissant, plus il met en avant des hommes politiques qui servent ses intérêts.

L’information est d’abord une valeur marchande, ensuite un moyen de trafiquer de l’influence, enfin le théâtre de conflits d’intérêts dont les enjeux dépassent notre compréhension immédiate.

Les énormes firmes de relations publiques, de publicité, d’art graphique, de cinéma, de télévision… ont d’abord pour fonction de contrôler les esprits. […] Il faut créer des murs artificiels [comme la consommation], y enfermer les gens et les isoler les uns des autres.
L’Organisation Mondiale du Commerce est une arme de guerre contre la démocratie. Son objectif est de transférer encore plus de pouvoir entre les mains des dirigeants d’entreprise.

À propos de la confusion croissante entre l’État et les intérêts des grandes entreprises:
C’est la transformation majeure de ces vingt-cinq dernières années: beaucoup de grandes décisions politiques ont consistéà transférer le pouvoir du secteur public au secteur privé.

La montée en puissance des entreprises et les accord commerciaux sont des tentatives pour restreindre la démocratie.

Plus une société est libre, plus elle a recours à la peur et à la propagande.

Résolution d’écrivain

Cyril Opinion

Je ne prends plus de « bonnes » résolutions depuis quelques années. Je n’y crois pas, je pense que se mettre en situation d’échec en se fixant des objectifs quasi-impossible à atteindre (cette année, j’arrête de fumer, procrastiner, Facebook, traîner sur Instagram, prenez votre plus beau crayon papier et rayez la mention inutile) n’est pas la meilleure façon de commencer l’année. Et puis, on a toujours envie d’en rajouter, et on se retrouve presque avec une liste qui noircit la première page entière de son carnet de notes tout neuf, inauguré pour la nouvelle année.

Bon, des résolutions, ça ne marche pas. (Ne prenez pas cela personnellement, en fait cela ne marche pas avec moi, j’imagine bien que certains on réussi à honorer certaines de leurs résolutions l’an dernier, kudos, mais bon. En général, je ne pense pas trop me gourer.)

Ok, mais alors, une résolution, une bonne, genre objectif SMART, bien formulée, claire et atteignable, ça me semble un peu plus réaliste.

Dont acte.

Alors, quelque esprit chagrin ne manquera pas de me signaler que, bon, on est un peu au milieu du mois de janvier, c’est peut-être un peu tard, tout ça.
Oui. Certes. Ne perdons pas de vue un truc essentiel : à la base, je suis français, donc d’un pays où l’on souhaite la bonne année à ceux qu’on croise jusque la fin février (ce n’est pas moi qui le dis, c’est Gad Elmaleh). Alors, je peux bien pondre ma résolution un 14 janvier. Why not ? Et puis, sait-on jamais, elle peut en inspirer d’autres. À commencer par moi, l’an prochain, quand je voudrais faire une espèce de bilan de l’année et que je voudrais trouver une nouvelle résolution.
Bref.

Ma résolution d’écrivain, version 2018 : finir les choses.

Finir les choses. Qu’on entame, s’entend. Ouch ! Ça fait mal. Comme par exemple cette série en cours, Lagrange, qui aurait dû s’achever début décembre ? Ou ce roman de fantastique YA, dont le premier jet est fini, mais qui attend sa volée de corrections et d’éditions. Je vais être obligé de le relire en entier juste pour savoir de quoi ça parle, tellement ce texte attend depuis longtemps. (Re-ouch ! On avait dit pas sous la ceinture, mais bon.)

Oui, j’ai une fâcheuse habitude de m’enthousiasmer pour le projet suivant avant d’avoir fini ce que je fais. C’est contre-productif, puisque du coup, j’ai bien plus de mal à terminer le projet en cours. Or donc, ma résolution d’écrivain sera celle de finir ce que j’ai commencé, c’est à dire de pousser le texte « dehors » : vers le lecteur, vers l’éditeur. Puis de passer au projet suivant (ce qui me fait penser aux règles de Heinlein dont j’ai déjà parlé sur ce blog.

Ou pour ne pas redire ce que Neil Gaiman avait bien résumé en 2013:

Écrire.
Finir les choses.
Continuer à écrire.

Lecture : Tools of Titans par Time Ferris

Cyril Lectures

Tim Ferris a interviewé 200 personnalités intéressantes dans son podcast (The Tim Ferris Show). A chaque fois, des questions récurrentes concernant leur routine matinale, ou ce leur dernier achat le plus utile pour moins de 100$, par exemple.
Il en résulte un gros pavé de 700 pages de “fiches” concentrant ce que ces gens utilisent et qui aurait contribué à leur succès.
Quelques bonnes trouvailles, des idées à garder, et un peut-être quelques points communs à ressortir de toutes ces interviews.

  • ISBN: 1785041274
  • Lu le: 2017–10–04
  • Combien je le recommande: 7/10

Mes notes :

In 5 morning rituals that help me win the day: *2 Meditate. At least 80% of all guests profiled in this book have a daily mindfulness practice of some type.
It’s the more consistent pattern of them all.
It is a “meta-skill” that improves everything else. You’re starting your day by practicing focus when it doesn’t matter (sitting on a couch for 10 minutes) so that you can focus better later when it does matter.

In My two favorite exercises from Chade-Meng Tan, in his own words.
1.Just note gone. There is a simple practice that can greatly enhance your ability to notice the absence of pain, though it isn’t only concerned with pain.
With “Just Note Gone” we train the mind to notice that something previously experienced is no more. For example, at the end of a breath, notice that the breath is over. Gone. As sound fades away, notice when it is over. Gone. At the end of a thought, notice that the thought is over. Gone. […]
This practice is, without a doubt, one of the most important meditation practices of all time. Meditation master Shinzen Young said that if he were allowed to teach only one focus technique and no other, it would be this one.

From Derek Sivers:
If information was the answer, then we’d all be billionaires with perfect abs. TF: It’s now what you know, it’s what you do consistently.
How to thrive in an unknowable future ? Choose the plan with the more options. The best plan is the one that lets you change your plan.
“Busy”= out of control. Learn to say no. TF: Lack of time is lack of priority.

From Matt Mullenweg:
Word that work. Pay increidible attention to word choice and ordering. Read Word that work by Frank Lutz. It’s brilliant.

From Scott Adams:
Scott believes there are six elements of humor: naughty, clever, cute, bizarre, mean, and recognizable. You have to have at least two dimensions to succeed.

From Chase Jarvis:
Creativity is an infinite resource. The more you spend, the more you have.

From Kevin Kelly:
“Success” needs not to be complicated. Just start with making 1000 people extremely, extremely happy.
TF: By “success”, he means “making a living”, not “making a fortune”. Creating 1000 true fans is also how you create massive hits, perennial mega-bestsellers, and worldwide fame. Everything big starts small and focused.

From Peter Diamandis:
Some of Peter’s 28 laws are
* Law 2 when given a choice, take both
* Law 3 multiple projects lead to multiple succeses
* Law 7 if you can’t win, change the rules
* Law 8 if you can’t change the rules, ignore them
* Law 11 “no” simply means begin again at one level higher
* Law 13 when in doubt, THINK
* Law 17 the best way to predict the future is to create it yourself
* Law 19 you get what you incentivize
* Law 22 the day before a breakthrough, it’s a crazy idea
* Law 26 if you can’t measure it, you can’t improve it

Some quotes:
“Make your peace with the fact that saying ‘no’ often requires trading popularity for respect.” —Greg Mc Keown, Essentialism
“I am an old man and I have known a great many troubles, bust most of them never happened.” — Mark Twain
“He who suffers before it is necessary suffers more than is necessary.” — Seneca

GiveWell.org is a site that conducts in-depth research to determine how much nonprofits and foundations actually accomplish per dollar spent.

From Sam Harris on the power and liability of psychedelics:
I don’t think I ever would have discovered meditation without having taken, in particular, MDMA, but mushrooms and LSD also played a role for me in unveiling an inner landscape that was worth exploring…
He wrote a lenghty essay “Drugs and the Meaning of Life”.

From Kevin Kelly:
Productivity is for robots. What humans are going to be really good at is asking questions, being creative, and experiences.
The people-to-people, person-to-person trumps anything else.
TF: very similar to Derek Sivers’ don’t be a donkey rule. In a world of distraction, single-tasking is a superpower.

From Alain de Botton:
Don’t attribute to malice that which can be explained otherwise.
Don’t expect others to understand you: to blame someone for not understanding you fully is deeply unfair because, first of all, we don’t understant ourselves, and even if we do, we have such a hard time communicating ourselves to other people. Therefore, to be furious and enraged and bitter that people don’t get all of who we are is really a cruel piece of immaturity.

Philosophers for a practical living: Epicurus, Seneca, Marcus Aurelius, Plato, Michel de Montaigne, Arthur Schopenhauer, Friedrich Nietzche, and Bertrand Russel.

From Amanda Palmer:
Two words for conflict resolution are “Say less. Just say less.”
Book recommandation: Dropping Ashes on the Buddha by zen master Seung Sahn.

More quote:
“Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect.” — Mark Twain

Lecture : Aventures au coeur de la mémoire de Joshua Foer

Cyril Lectures

Joshua Foer est un journaliste qui s’est intéressé au championnat américain de mémoire. Il rencontre alors Ed Cooke qui l’initie aux techniques de ces mémorisateurs hors pair, et le journaliste ce prend au jeu.
Ce livre décrit l’année qui suit, depuis les premiers entraînements jusqu’au jour du championnat auquel Foer participe et finit par remporter.
Intéressant parce qu’il décrit des techniques de mémorisation et parsème son récit de flashbacks historiques vers des temps où l’on apprenait avant tout à mémoriser afin d’apprendre.

  • ISBN: 2221109805
  • Lu le: 17 septembre 2017
  • Combien je le recommande: 7/10

Mes notes :

Le test d’empan mnésique chiffre la capacité de la mémoire de travail. La plupart des gens arrivent à retenir 5, 7 ou 9 chiffres en les répétant encore et encore (boucle phonologique).
C’est une mémoire à court terme qui ne conserve les sons que quelques secondes si nous ne les répétons pas.

L’agrégation consiste à diminuer le nombre d’éléments à mémoriser en augmentant la taille de chaque élément. Par exemple, on énumère nos numéros de téléphone par groupes de deux ou trois chiffres. On peut encore diminuer l’effort mnésique en divisant en deux paquets de dates significatives par exemple.
Ces informations sont à réinterprêter en fonction d’informations déjà stockées dans votre mémoire à long terme.

Les expériences sur les joueurs d’échecs révèlent une caractéristique très importante de la mémoire et de l’expertise en général : nous ne nous souvenons pas des faits en eux-même mais les mémorisons dans un contexte précis.

L’amnésique antérograde ne peut plus former de nouveaux souvenirs.
L’amnésique rétrograde ne peut plus récupérer une grande partie de ses anciens souvenirs.

Citation:
“Puisque le temps passe plus vite quand on s’amuse, le plus sûr moyen de ralentir le cours de l’existence est de s’ennuyer au maximum.”
Dunbar, le pilote du roman Catch 22 de Joseph Heller.

Dans la monotonie, le temps s’effondre sur lui-même ; dans la diversité, il se déploie. Voilà pourquoi il est important de changer régulièrement d’activité, d’éviter la routine, […] d’avoir des tas d’expériences nouvelles susceptibles de s’ancrer dans la mémoire.
La création de nouveaux souvenirs étire le temps psychologique et allonge éa perception que nous avons de la vie.

La vie semble s’accélérer, à mesure que nous vieillissons, parce qu’elle devient de moins en moins mémorable.

La “loi de Ribot” (psychologue français du XIXe siècle):
Nos souvenirs ne sont pas statiques. D’une façon ou d’une autre, ils changent de texture à mesure qu’ils vieillissent. Chaque fois que nous pensons à un souvenir, nous l’intégrons plus profondément dans le réseau de nos autres souvenirs, et nous le rendons par conséquent plus stable et moins susceptible d’être délogé de notre cerveau.
Mais en même temps, nous transformons aussi le souvenir, nous le reformulons, — à tel point, parfois, que la mémoire que nous conservons d’un événement n’a qu’une vague ressemblance avec l’événement qui s’est réellement produit dans le passé.

Le codage élaboratif:
L’idée principale des procédés mnémoniques, c’est de faire du truc barbant qui doit entrer dans ta mémoire, quel qu’il soit, un truc tellement pittoresque, tellement excitant, tellement différent de tout ce que tu as jamais vu qu’il t’est impossible de l’oublier.

Les palais de mémoire:
[…] il faut environ une douzaine de palais de mémoire parfaitement maîtrisés pour démarrer.

Mémorisation des chiffres:
Technique inventée en 1648 par Johann Just Winckelmann.
Code simple qui converti les valeurs numériques en unités phonétiques pouvant elles-même être transcrites en mots, lesquels peuvent devenir des images à stocker dans le palais de mémoire.
* 0 –> s, z ou ç
* 1 –> t ou d
* 2 –> n ou gn
* 3 –> m
* 4 –> r
* 5 –> l
* 6 –> ch ou j
* 7 –> k ou g
* 8 –> f ou v
* 9 –> p ou b
Par exemple, 32 donne mn, 33 mm, 34 mr. On peut insérer des voyelles pour faire les mots. 32 devient mine, 33 mime, 34 mort.
9857 peut être un beouf (98) qui tire la langue (57).

Par nature, la pratique délibérée doit être difficile. (Voir Talent is overrated par Geoff Colvin).

Sur la créativité:
Pour inventer, il faut d’abord disposer d’un inventaire approprié, d’une banque d’idées prééxistantes dans lesquelles puiser. En outre, il faut aussi que l’inventaire soit correctement indexé, afin de pouvoir trouver la bonne information au bon endroit et au bon moment.
Faits historiques importants, citations et idées [doivent être] rangés dans des cases mnémoniques spécifiques dont ils ne risquaient pas de disparaitre, et à partir desquelles ils pouvaient être recombinés et associés les uns aux autres au fil de la pensée. [Cela sert à] fabriquer de nouvelles connexions entre les idées anciennes et mémorisées.

Lecture : the War of Art de Steven Pressfield

Cyril Lectures

C’est la définition de ce qui m’empêche d’avancer dans mon travail créatif. Pressfield définit la Résistance, une entité qui s’insinue partout dans nos vies et nous empêche de faire ce que nous devons vraiment faire.
Ce livre à vraiment résonné chez moi. À relire régulièrement.

Peu de notes, car tout est bon.

  • ISBN: 1936891026
  • Lu le: 30 août 2017
  • Combien je le recommande: 9/10

Mes notes :

The awakening artist must be ruthless, not only with herself but with others. Once you make your break, you can’t turn around for your buddy who catches his trouser leg on the barbed wire.
The best and only thing that one artist can do for another is to serve as an example and an inspiration.

We get ourselves in trouble because it’s a cheap way to get attention.

As artists and professionals it is our obligation to enact our own internal revolution, a private insurrection inside our own skulls. In this uprising we free ourselves from the tyranny of consumer culture.

The artist is grounded in freedom. He is not afraid of it. He is lucky. He was born in the right place. He has a core of self-confidence, of hope for the future. He believes in progress and evolution. His faith is that humankind is advancing, however haltingly and imperfectly, toward a better world.

Fear is good. Like self-doubt, fear is an indicator. Fear tells us what we have to do.
The more scarde we are of a work or calling, the more sure we can be that we have to do it.