Ecrire : objectif journalier et motivation

Cyril outils

J’en parlais déjà ici, écrire tous les jours est, à mon sens, essentiel pour progresser dans son écriture, et développer cette habitude est facile et gratuit.

Ainsi, se fixer un objectif à atteindre tous les jours est très motivant, et c’est aussi l’un des buts du NaNoWriMo[1]. Pensez qu’avec un objectif à 500 mots par jour, en écrivant tous les jours de l’année, vous aurez écrit 182,500 mots en un an. Un roman comprend 100,000 à 125,000 mots–bien sûr, on parle là d’habitudes issues du monde papier, et rien ne vous empêche maintenant de publier un ebook de 40,000 ou de 200,000 mots, du moment que cela sert l’histoire.

Avec un objectif aussi petit (500 mots), vous pouvez donc écrire 1,8 roman par an en moyenne. Je trouve cela considérable, surtout que pour ma part, cet objectif de 500 mots représente 20 à 30 minutes, c’est donc un créneau que j’arrive à trouver facilement. Même avec un boulot à plein temps, même avec des gardes.

L’idée ici est bien de fixer cet objectif en fonction de vos limites, qu’elles soient en temps, ou encore en difficultés d’écriture. Car cela fonctionne si l’on ne se met pas en échec. Cela fonctionne grâce au plaisir et à la valorisation d’avoir écrit sa “part journalière”.

Et, du coup, il ne faut pas hésiter à modifier cette limite quand le besoin s’en fait sentir. Je m’en explique avec mon exemple personnel (peut-être que cela servira à quelqu’un).

Mon objectif était fixé à 500 mots, assez bas pour que je sois certain de le remplir, quelles que soient les circonstances. Dans mon métier, les mois d’octobre et novembre sont (beaucoup) plus chargés, j’ai aussi plus de gardes à effectuer (vacances scolaires obligent). Et surtout, j’étais dans la panade du milieu de l’histoire, ce moment apparemment connu, entre deux pics narratifs, où l’histoire avance péniblement et lentement. Et cela à bien fonctionné, me permettant d’écrire tous les jours mes 500 mots, même lorsque l’histoire s’est révélée difficile à accoucher, même si cela ressemblait plus à une lutte qu’autre chose.

Cible journalière dans Scrivener
Les objectifs dans le logiciel Scrivener

Maintenant, je suis sorti de cette phase difficile (à écrire), et mon histoire file sous mes doigts, je n’en suis presque plus que le témoin. J’ai donc rehaussé mon objectif à 1500 mots par jour, puisque je “lutte” beaucoup moins pour avancer dans mon plan, ce qui me fait avancer beaucoup plus vite vers la fin de mon premier jet[2].

Tout ce que je veux dire, c’est ceci: réglez cet objectif journalier de manière à l’accomplir, et adaptez-le en fonction du moment et des besoins. Pas d’un jour à l’autre, pas d’une session à l’autre, mais si, comme moi, vous vous rendez-compte que cet objectif est plus facile à atteindre, par exemple, profitez-en. Et à l’inverse, baissez-le aussi bas que nécessaire pour l’accomplir.

C’est ce qui marche.


  1. Courage, David !  ↩
  2. Et aussi: plus j’écris, plus je m’améliore, c’est en forgeant que l’on devient forgeron, etc.  ↩