NaNoWriMo 2015

Cyril BTS – Behind The Scenes

C’est au moment où je vais être le plus occupé à écrire — puisque, oui, je fais le NaNo cette année — que je me décide à reprendre aussi l’écriture sur ce blog. J’imagine que cela va ensemble.

Il y a des dizaines de sites de conseils pour bien aborder ce marathon, beaucoup d’auteurs vous en parlent, pour peu que vous vous débrouilliez en anglais. Comment se préparer, où s’inscrire, comment s’organiser, comment trouver du temps pour écrire ? Vous trouverez tout ce que vous voulez en fouillant un peu le net avec les bons mots clés.

Au fond, ce qui est plus intéressant, c’est de savoir ce que vous voulez tirer d’une telle épreuve. Cindy Van Wilder propose dix (bonnes) raisons de s’y coller. Certains utilisent le NaNo pour enfin se lancer ; il est vrai que l’écriture des 50 000, 60 000 ou 80 000 mots d’un roman peut faire peur, et réduire la tâche à quelques dizaines de pages en double interligne par jour permet de gérer la chose. D’autres critiquent le projet : à quoi bon cracher du texte pour cracher du texte ? Sans parler de tous ceux qui abandonnent ?

Le but est bien de sortir ce premier jet, d’avoir justement cette histoire hors de vous, afin de pouvoir prendre un peu de recul et de s’atteler à la réécriture après un moment de repos (du tapuscrit).

Que cela ne vous empêche pas de réfléchir à ce que vous faites, aux mots que vous utilisez. En cela, l’article de Neil Jomunsi sonne juste.

Pour ma part, je me suis préparé en travaillant au mieux ma structure et la construction de mon histoire. Je n’arrive pas à écrire si je n’ai pas de plan bien défini par avance (j’ai essayé). Je suis tombé sur une théorie du « découpage » plutôt intéressante, que je teste sur ce projet (et qui fera l’objet d’un autre article).

À partir des premiers mots qui étaient durs à sortir, j’ai l’intention de débuter chaque session suivante en relisant ce que j’ai écrit la veille, corrigeant le plus évident, m’imprégnant de l’ambiance et de l’histoire avant de me jeter sur la suite. Et si mes personnages m’emmènent un peu plus loin que ce qui est prévu, je ne me priverais pas d’essayer de les suivre, quitte à réadapter mon plan par la suite.

Tout cela pour quoi, au final ? Avoir un texte à retravailler, espérons-le d’une longueur suffisante pour en faire un roman (le projet devrait faire 80 000 à 90 000 mots, autant dire que je ne pense pas m’arrêter fin novembre, mais, si tout se passe bien, plutôt mi-décembre). Oui, un texte, que je vais transformer en roman.

J’ai de l’espoir : certains, comme John Scalzi, ont connu un joli succès en publiant un roman écrit durant le Nano. Mon but est déjà d’avoir un premier jet à retravailler pour Noël.

Et vous, qu’est-ce qui vous pousse à faire le NaNo ?