Petit bilan du Nano 2015

Cyril BTS – Behind The Scenes

On va faire simple, précis et concis : c’est un échec.

Mais en est-ce vraiment un ?

Alors, oui, je n’ai pas atteint le sésame de 50 000 mots en trente jours, et c’est bien le but du NaNo, donc en ce sens, c’est un échec. Il n’y a pas d’excuse particulière à trouver, même s’il est vrai que les événements parisiens du 13 novembre m’ont stoppé net dans mon élan, pour plus d’une semaine. Je trouvais tout cela (l’écriture, la fiction, raconter des histoires) tellement futile. Inutile. Je n’avais pas l’envie, j’avais perdu la motivation.

Une petite lueur m’a fait repartir bien plus tard, mais pour le NaNo, une bonne semaine de travail en moins c’est 25 % à rattraper ; quand on bosse à plein temps (un dayjob), ce n’est carrément pas évident.

Alors pourquoi je ne le vis pas comme un échec ?

J’ai appris des choses sur moi et ma façon d’écrire

J’ai déjà écrit sur l’importance de créer une habitude pour écrire ma fiction. Ce qui est également important, c’est de trouver sa propre « limite » ou son quota, appelez cela comme vous le voulez, qui permet d’avancer tout en conjuguant toutes les autres obligations de la journée.

Ma limite est trouvée grâce à ce NaNo : à 1700 mots, c’était déjà trop pour moi, et ceci même si certains jours, j’arrivais facilement à dépasser 2000 mots. En fait, tout dépend de la difficulté de ce que j’ai à écrire. Ce qui pose la limite dans mon cas est la barrière temps. Je sais que 1000 mots, même en cas de difficulté, cela ne représente pas plus d’une heure (j’insiste : pour moi, personnellement ma petite personne de moi-même.)

Il m’est venu plein d’idées pour la suite

Comme le projet sur lequel je me suis mis pour le NaNo, sobrement (et provisoirement) titré Redteam, a une structure très complexe, mon esprit déjà vagabond a eu de multiples occasions de fureter dans des coins improbables.

Comme je note toutes mes idées, aussi curieuses soient-elles, j’ai une moisson particulièrement fournie ce mois-ci, avec plein de départs d’histoires qui me séduisent bien. Je pense que le fait d’être « baigné » dans l’ambiance du NaNo stimule la créativité. En tout cas, cela marche pour moi.

Je me suis remis sur la structure du suivant

Cela découle du point précédent. J’ai raccroché des idées qui me sont venues durant l’écriture du NaNo, que je ne pouvais pas utiliser dans le projet Redteam, mais qui m’ont fait retoucher la structure du projet suivant, parce que l’histoire sera bien plus bandante comme cela.

Tout bénéfice.

J’ai ressenti la solidarité entre NaNos, l’entraide et les encouragements d’autres auteurs.

C’est quelque chose que je pressentais, mais le vivre est différent. Quand vous vous lancez dans le NaNo, vous n’êtes pas seul. Enfin, vous l’êtes, surtout que je ne suis pas du genre à participer à des fêtes de lancement et autres joyeusetés, mais sur la toile, une certaine entraide, les encouragements des uns et des autres ont suffi. C’est un sentiment rare de participer à quelque chose d’à la fois individuel et collectif.

C’est un sentiment qui vaut le coup, même dans le cadre de l’échec, d’être vécu.

Est-ce que je le referais ? Probablement pas. En revanche, je suis maintenant réglé comme une horloge et je sais beaucoup mieux comment je fonctionne en termes de rythme d’écriture.

Est-ce que je le conseille ? Certainement. Relisez-moi, il y a sûrement deux ou trois trucs qui peuvent vous parler.

Et vous, qu’avez-vous pensé de ce NaNoWriMo ?