Réduire les frictions pour écrire

Cyril BTS – Behind The Scenes, Opinion, outils

Comme vous, j’ai suivi les discussions de nos amis d’urbanbike et de tiaaft sur les outils d’écriture et le système MultiMarkdown et fichiers textes.
Et je dois dire que j’aime bien la tendance et les explications données ces temps-ci: il s’agit, avant tout, d’utiliser l’outil qui nous convient le mieux pour “coucher les idées sur le papier”.
CQFD.

Et dans cet esprit, j’ai moi aussi mis un certain temps à trouver les outils qui me conviennent, ceux-là même qui sont propices à enlever le plus de friction entre mon esprit (tordu) et mes écrits.
Le choix de tout conserver en un format susceptible de durer dans le temps et d’être lisible sur toute plate-forme m’a orienté vers le .txt et le formatage MultiMarkdown (et dans une certaine extension, vers Critic Markup pour l’édition de certains textes). Et tout comme Jean-Christophe ou David, mon outil varie avec le temps et les nouveautés, pour autant qu’il ait les conditions sine qua non (markdown ou MultiMarkdown, Dropbox ou iCloud, esthétique non distrayante). C’est en tout cas vrai pour les textes courts, comme les articles pour ce blog, certaines notes et recherches personnelles, ainsi que les textes qui deviendront plus longs par la suite (mais je ne le sais pas encore !).

Daltonisme selon wikipedia

Au-delà de ces considérations techniques, je reste attaché à une certaine esthétique dans le choix de ces programmes, le but étant encore d’enlever la friction.
Et si certains sont dyslexiques, et peuvent donc être aidés par l’emploi de certaines fontes par exemple, j’ai moi aussi une tare visuelle: je suis dyschromatopsique, ce qui revient à dire que je suis daltonien, dans une certaine mesure.
D’après Wikipedia, ce que tout le monde voit en haut, et ce que je vois en bas. En tout cas, une bonne approximation. 

Alors, nous parlons ici de texte, et j’en vois au fond de la salle (c’est facile: vous êtes deux à me lire) qui se demandent ce que cela a voir avec l’écriture et les outils pour coucher des idées sur le papier (comprendre: sur l’écran).

C’est simple: certaines interfaces et certains choix de couleur me fatiguent rapidement (visuellement)1.

Logo de Solarized

Entre en scène Solarized.

Créé par Ethan Schoonover, il s’agit d’une palette de 16 couleurs que l’on peut adapter partout. Le choix de ces couleurs a été fait avec beaucoup d’attention.

Solarized is a sixteen color palette (eight monotones, eight accent colors) designed for use with terminal and gui applications. It has several unique properties. I designed this color scheme with both precise CIELAB lightness relationships and a refined set of hues based on fixed color wheel relationships. It has been tested extensively in real world use on color calibrated displays (as well as uncalibrated/intentionally miscalibrated displays) and in a variety of lighting conditions.

Ce thème me permet de rester de longues heures devant mes textes, dans un confort largement amélioré par rapport au classique noir sur fond blanc, par exemple.
Pour information, le thème existe en version “nocturne”.

Disponible gratuitement, Solarized est facile à installer puisque des versions existent pour chaque logiciel (ou presque) et que, de toute façon, il ne s’agit “que” d’une palette de couleurs.


  1. Certains éditeurs à l’interface léchée atténuent largement celle fatigue. Je citerais [iAWriter][iawriter] et [ByWord][bywordapp].